OuateL’énergie coûte cher, et la meilleure de toute… c’est celle qu’on ne consomme pas ! Si vous en avez assez de jeter votre chauffage par les fenêtres, la première chose à faire (bien avant les fenêtres !), c’est d’isoler votre maison.

• Performance thermique

La performance thermique de la ouate de cellulose, est excellente : avec un lambda autour de 0,039watt par mètre kelvin. C’est un isolant écologique qui n’impose donc pas de contrainte d’épaisseur : 28 cm de ouate suffisent à atteindre la résistance thermique  R de 7 mètres carré-kelvin par watt demandé pour l’obtention du crédit d’impôt.

Comme tout isolant en vrac de texture souple, la ouate de cellulose s’infiltre dans le moindre interstice, ce qui permet d’éviter efficacement les ponts thermiques dans l’isolation.

• Résistance aux envahisseurs rongeurs, insectes et moisissures

Les additifs naturels mélangés à la ouate de cellulose lors de sa fabrication la protègent des insectes, des champignons et des moisissures. Sa structure floconneuse s’écroule lors de construction de galerie, cette propriété constitue un excellent moyen répulsif contre les locataires indésirables (Insectes, rongeurs …)

• Déphasage thermique

Le déphasage thermique est la capacité des matériaux à ralentir la vitesse du transfert de chaleur à l’intérieur de la paroi. On privilégiera dans les régions concernées par les surchauffes estivales, un isolant de toiture ayant un déphasage d’au moins 7 heures pour que l’onde de chaleur extérieure du milieu de journée atteigne l’intérieur de la maison durant la nuit. La ouate possède un déphasage de 7h45 pour une isolation R7

  • Durée de vie

On a aujourd’hui suffisamment de recul sur le produit pour prouver sa longévité, puisque la ouate de cellulose est utilisée comme isolant depuis les années 30 aux États-Unis et en Scandinavie, où plusieurs centaines de milliers de bâtiments ont été isolés avec ce matériau sans que leurs propriétés ne soient altérées. D’un point de vue physique, certains isolants naturels pourraient devenir centenaires sans que leurs propriétés ne soient altérées

Durée de vie supérieure à 30 ans (Tassement de 20% la 1ère année, compensé au départ) alors que les laines de verre ont une durée de vie de 10 à 15 ans maximum avec un tassement de plus de 50%. En effet, contrairement aux autres isolants, les fibres de ouate de cellulose ne sont pas détériorées par les variations constantes de température et d’humidité dans les combles. Quelles que soient les contraintes subies, la fibre de cellulose reprend toujours sa forme initiale, d’où une stabilisation du tassement à 20%.

  • Excellente isolation acoustique

Grâce à leur densité importante les isolants naturels sont d’excellents isolants phoniques (Fibre de bois : 38kg/m3 et fibre de cellulose : 30kg/m3). En les utilisant on améliore considérablement le confort sonore en limitant les bruits extérieurs et de structure du bâtiment. A contrario, les laines minérales (15kg/m3) sont de médiocres isolants phoniques.

  • Hygrométrie et perspiration

La ouate dispose d’une qualité hygrométrique exceptionnelle puisqu’elle peut absorber jusqu’à 15% d’humidité par rapport à son poids et, contrairement à la laine de verre ou de roche, sans perdre ses qualités isolantes thermiques et acoustiques et sans risquer de se dégrader.

Meilleure qualité de l’air.   Une  des  différences   majeure  avec  un   isolant   classique    est    la perspiration. Car, une maison qui  ne  respire  pas devient vite  un  nid  à maladies. La qualité de l’air est médiocre, les polluants et les micro-organismes s’accumulent dans l’air ambiant, l’humidité augmente et entraîne des moisissures : le pare-vapeur d’une laine minérale empêche la maison de respirer.

  • Le comportement au feu

La cellulose étant du papier recyclé, elle est naturellement combustible. On ajoute donc à l’isolant un adjuvant le rendant résistant au feu. Ainsi, la ouate se consume mais ne brûle pas et aucune flamme n’apparaît ! La ouate de cellulose dispose d’importantes qualités ignifuges, pour ralentir le développement d’un feu. Elle est classée M1 (euroclasse B-S2 d0), soit auto-extinguible. Elle ne s’enflamme pas et ne propage pas les flammes, grâce à son important déphasage thermique. Le temps d’effondrement d’une ossature isolée en ouate est d’une 1h ¼ , contre 1h pour la laine de roche et 45’ pour la laine de verre. La structure en laine de roche fond avant de s’écrouler alors que la laine de verre brule et la ouate se consume.

  • Les performances sanitaires

La ouate de cellulose ne contient pas de micro-fibres cassantes, a contrario des matériaux obtenus à partir de verre ou de roches siliceuses qui, transformés en fibres cassantes sont très irritantes pour la peau et les voies respiratoires (inflammations, trachéites, laryngites, etc.). Issue du papier recyclé, elle n’émet pas de composés organiques volatiles (COV), ni de formaldéhyde ou métaux lourds risquant de provoquer allergies et asthme.

Le traitement au sel de bore présent également dans la laine de verre et roche permet de protéger la ouate des insectes et de la vermine et la rend résistante au feu. Il y a par ailleurs 2 fois moins de sel de bore dans la ouate que dans la laine de verre ou de roche ce qui confère à la ouate de cellulose des risques sanitaires très inférieurs aux autres isolants.

  • Bilan environnemental

La fabrication de la part cellulosique ne nécessite que peu d’énergie, contribue au recyclage, et n’engendre que peu de pollution environnementale. Une énergie grise de 6kWh/m3, soit la meilleure de sa catégorie. La ouate de cellulose est fabriquée à partir de journaux recyclés invendus. Même une fois posée et mise en œuvre, la ouate de est 100% recyclable, ce qui n’est pas le cas pour les laines minérales.

L’énergie grise (La quantité d’énergie nécessaire à sa fabrication) :

Le procédé de fabrication de la ouate de cellulose est un système « à sec » et « à froid » : l’essentiel de l’énergie consommée pour sa fabrication tient dans la réalisation de la collecte des papiers destinés au recyclage. La ouate de cellulose est 5 à 10 fois moins énergivore que les autres isolants, car elle ne nécessite que 35kw par tonne fabriquée là où les isolants traditionnels consomment 150 à 200 Kw par tonne fabriquée.

Une empreinte carbone limitée :

Sur sa durée de vie, le bilan carbone de la ouate de cellulose est négatif c’est-à-dire non générateur de Gaz à effet de serre pour la planète. En effet le papier avant d’être utilisé en ouate a été un arbre qui a consommé et stocké du CO2 pour sa croissance. Le fait même de l’utiliser contribue par les économies de chauffage à réduire ces mêmes gaz. Le bilan est beaucoup plus noir pour les laines minérales et polystyrènes qui génèrent des tonnes de CO2 .